Île-du-Prince-Édouard

Nombre de projets : 2

Valeur des terres : Selon les évaluations de la valeur des terres que CNC a conservées directement et avec des partenaires. 458 075 $

Acres conservés : 284

Bénévoles pour l’intendance : 53

L’hôtel pour les oiseaux est désormais conservée

Sean Landsman

Conservation de la nature Canada (CNC) a annoncé l’acquisition de l’île d’Holman, près de Summerside, protégeant ainsi un important habitat et une part de l’histoire culturelle de l’Île-du-Prince-Édouard. En effet, c’est sur l’île d’Holman que fut établi le premier site de villégiature de la province, le Island Park Hotel, en 1872. L’hôtel a été détruit par un incendie en 1904. Depuis, la nature a repris ses droits et l’île est redevenue un refuge pour quantité d'espèces sauvages et d'oiseaux de rivage.
 
L’île d’Holman couvre 90 acres (36 hectares) et est située dans la baie Bedeque, l’une des 16 zones importantes pour la conservation des oiseaux dans la province, lesquelles sont reconnues internationalement. L’île comporte un marais salé de 4 hectares (10 acres) et une forêt acadienne mature de 80 acres (32 hectares), ce qui est de plus en plus rare dans les Maritimes.

Cette île offre un milieu de vie pour beaucoup d’espèces d’oiseaux, incluant la bernache cravant, la bernache du Canada, ainsi que le bécasseau maubèche, une espèce en voie de disparition. Désormais protégé du développement urbain, ce havre demeurera un refuge important pour les oiseaux. Ultimement, sa conservation contribuera à la prospérité de leurs populations à l’Île-du-Prince-Édouard et le long de la voie migratoire atlantique.

CNC oriente ses efforts de conservation sur les îles de la province, car elles abritent certains des habitats les plus anciens et sauvages de cette région du pays. L’organisme a déjà contribué à la protection de 10 des 19 îles entourant l’île du Prince-Édouard.

CNC a acquis l’île d’Holman de Rodney Clark et Sue Kelly, qui sont frère et sœur. Ces derniers souhaitaient voir l’île devenir une réserve naturelle et demeurer ainsi un « hôtel pour les oiseaux » à long terme.

Ce projet de conservation a été rendu possible grâce au soutien financier du Gouvernement du Canada, par l’intermédiaire du Programme de conservation des zones naturelles, du United States Fish and Wildlife Service, en vertu du North American Wetlands Conservation Act, de la Joan and Regis Duffy Foundation, de Cooke Insurance, de Clearwater Fine Foods et de plusieurs donateurs de la région.

 

Dans le cadre d’un projet mené par CNC, un groupe de bénévoles a planté 2 000 mottes d’ammophile des sables afin de protéger les dunes à St. Peter’s Harbour.

John Sylvester

CNC a acquis deux propriétés forestières clés situées le long de la rivière Percival, totalisant 323 acres (131 hectares). Elles sont situées à environ 40 kilomètres à l’ouest de Summerside.

La rivière Percival est une aire stratégique pour la conservation, prenant sa source dans la baie d’Egmont et le détroit de Northumberland. Étant désormais protégées du développement, ces terres pourront continuer de servir de refuge important pour les oiseaux migrateurs, ce qui contribuera à la pérennité des populations de sauvagine sur l’Île-du-Prince-Édouard et le long de la voie migratoire de l’Atlantique.

Les deux propriétés acquises abritent des forêts intactes d’érables rouges, d’épinettes noires, de bouleaux à papier, de thuyas occidentaux, de frênes blancs, de peupliers et de sapins baumiers.

On y trouve également des marais salés, lesquels servent d’habitats à une faune diverse, en plus de constituer une zone tampon contre les ondes de tempêtes et d’agir comme un filtre à eau naturel.

Plusieurs espèces fréquentent ces propriétés, dont le castor et plusieurs sortes d’oiseaux aquatiques ou chanteurs, comme le canard noir, la bernache du Canada, le grand héron, le jaseur d’Amérique, le pic flamboyant et le garrot à œil d’or. La flore y est aussi diversifiée, comprenant des bosquets de viorne cassinoïde, plusieurs espèces de fougères ainsi que des fleurs sauvages.

Une portion de l’une des propriétés a été offerte dans le cadre du programme fédéral des dons écologiques. Ce dernier procure des avantages fiscaux aux individus ou aux entreprises qui font don de terres dotées d’une grande importance sur le plan écologique.

Ces projets de conservation ont bénéficié du soutien financier du Gouvernement du Canada, par l’intermédiaire du Programme de conservation des zones naturelles, le Groupe Banque TD, dans le cadre du programme de Forêts TD, du United States Fish and Wildlife Service, en vertu du North American Wetlands Conservation Act, de la Joan et Regis Duffy Foundation ainsi que de nombreux donateurs de la région.

CNC reçoit un don de dunes riveraines de première importance sur l’Île-du-Prince-Édouard

Mike Dembeck

CNC a annoncé avoir reçu des terres en legs sur l’Île-du-Prince-Édouard comprenant une étendue de sable prisée de la population locale et des visiteurs.

La propriété de plus de 28 acres (11 hectares) se nomme Réserve naturelle Clarence and Alice McEwen et est située dans le golfe du Saint-Laurent. Les terres ont été offertes par des frères et sœurs en l’honneur de leurs défunts parents. La propriété, ayant appartenue à la famille McEwen pendant 200 ans, occupe le bord de mer et est composée d’un milieu humide et de dunes.

Appréciées par bon nombre d’espèces, la côte, les dunes et les milieux humides environnants servent d’habitats à nombre de plantes et d’animaux. Des oiseaux de rivage, notamment des pluviers semipalmés, des grands chevaliers, des pluviers argentés, des tournes-pierres à collier, des bécasseaux semipalmés et des bécasseaux sanderling se nourrissent sur la plage au cours de leur migration.

Il reste moins de 6 000 pluviers siffleurs dans le monde. Cette espèce, en voie de disparition à l’échelle nationale, a été vue en train de nidifier le long de la côte dans cette région, qui a été désignée comme un habitat vital pour ces oiseaux.

CNC souhaite reconnaître et remercier les organismes suivants qui ont contribué financièrement à ce projet de conservation : Sandy Beach Farms Ltd, le PEI Wildlife Conservation Fund et le U.S. Fish and Wildlife Service, en vertu de la North American Wetlands Conservation Act.