Mike Dembeck

Ontario

Nombre de projets : 12

Valeur des terres : Selon les évaluations de la valeur des terres que CNC a conservées directement et avec des partenaires. 5 518 861 $

Acres conservés : 1 300

Bénévoles pour l’intendance : 881

CNC

Bien qu’une grande partie de l’attention portée aux propriétés de Conservation de la nature Canada (CNC) soit orientée sur la conservation et le maintien des habitats fauniques existants, l’équipe régionale de l’Ontario a entrevu la possibilité de restaurer des terres préalablement transformées. En effet, l’organisme travaille à la remise à l’état naturel d’anciens champs agricoles depuis plusieurs années.

Dans le sud-ouest de l’Ontario, l’équipe de terrain de CNC a restauré 116 acres (47 hectares) d’anciennes terres agricoles (réparties sur 6 propriétés) en prairies et en milieux humides florissants. S’appuyant sur le paysage environnant afin de déterminer la manière de restaurer les habitats disparus et leur emplacement, CNC a collaboré avec des entrepreneurs locaux afin de remodeler les champs artificiellement aplanis et d’y recréer des cavités pour loger les milieux humides et des dunes pour accueillir les espèces préférant les zones sèches. L’équipe a ensuite réintroduit plus de 172 espèces d’herbes, de fleurs sauvages, d’arbrisseaux et d’arbres indigènes dans ces champs.

Jusqu’à présent, les résultats sont positifs : le personnel de CNC a observé 182 espèces de plantes et d’animaux sauvages rares sur les propriétés où des activités de restauration et de création de milieux humides ont eu lieu. Les reptiles, les amphibiens et les oiseaux s’y sont installés rapidement, et l’on peut facilement admirer une très grande variété d’insectes, dont de superbes papillons et pollinisateurs, partout sur les propriétés restaurées, notamment :

  • le monarque
  • l’hirondelle rustique
  • l’hirondelle de rivage
  • la couleuvre tachetée
  • la couleuvre fauve de l’Est
  • la couleuvre à nez plat
  • la tortue serpentine
  • le ptéléa trifolié
  • l’ammannie robuste
  • l’escargot tigre

CNC

L’aide provenant des donateurs et le partenariat établi avec la Fondation Trillium de l’Ontario ont permis à CNC de tracer la voie aux jeunes stagiaires intéressés par la conservation, en plus de leur offrir l’expérience professionnelle leur permettant d’aller de l’avant dans leur carrière en conservation.

En 2015-2016, cinq stagiaires, affectés au centre, au centre-ouest et au sud-ouest de l’Ontario, ont approfondi leurs compétences dans le secteur de la conservation et sont devenus des ambassadeurs du travail de CNC dans leurs communautés locales. Grâce à l’appui reçu de la Fondation Trillium de l’Ontario, CNC a pu prolonger les contrats des cinq stagiaires, voire les embaucher, les aidant à intégrer les rangs du personnel indispensable œuvrant sur le terrain.

De l’entretien de la forêt à l’aménagement de sentiers, en passant par la collaboration avec les bénévoles pour la conservation, la surveillance d’espèces et la protection des propriétés contre les espèces exotiques envahissantes, cette équipe de stagiaires a apporté une contribution à long terme favorable au but de CNC de conserver les milieux naturels pour les générations à venir.

Bien que les statistiques en matière de conservation fassent souvent état de superficie et d’espèces, CNC est également très fier de l’aspect humain de ses réalisations quotidiennes. L’organisme se réjouit de pouvoir contribuer à la pérennité des espaces naturels du Canada grâce au mentorat et à la formation d’une nouvelle génération de spécialistes en conservation.

La force du nombre : le programme de reproduction en captivité et de mise en liberté de la pie-grièche en Ontario

Bill Hubick

Plus de 150 jeunes pies-grièches migratrices du programme de reproduction en captivité et de mise en liberté (géré en partenariat avec Wildlife Preservation Canada) sont passées par le point d’escale de la réserve naturelle Scheck de CNC. Cette propriété, située au nord de Napanee, en Ontario, fait office de site d’accueil du programme depuis 2012.

La réserve a servi de site de nidification à la pie-grièche migratrice presque chaque année depuis que les chercheurs canadiens ont commencé à prêter attention à l’espèce en 1991. Ce passereau ayant tendance à utiliser les mêmes lieux de nidification année après année, le retrouver régulièrement dans cette aire pour la reproduction n’a rien de surprenant. Toutefois, tandis que le nombre d’habitats dans la région diminue, la protection accordée à ce site par CNC est devenue d’autant plus importante.

La réserve naturelle Scheck constitue également un lieu spécial pour la pie-grièche migratrice de l’Ontario parce qu’on y trouve 2 cages à oiseaux; mais ce ne sont pas des cages habituelles. Il s’agit de grandes volières composées de 3 cages, dont chacune mesure 3 mètres de haut, 2,4 mètres de large et au moins 3,7 mètres de long. Elles font office de points d’escale dans le cadre de la mise en liberté de jeunes pies-grièches élevées en captivité.

Cette année, moins de 40 pies-grièches migratrices ont été répertoriées en Ontario, dont presque le quart étaient des oiseaux élevés en captivité et mis en liberté les années précédentes. Ces données sont troublantes, et elles montrent l’importance de la mise en liberté de jeunes élevés en captivité afin de soutenir la population d’oiseaux dans la nature, tandis que les scientifiques s’efforcent de comprendre le déclin de la population de pies-grièches et la façon d’y mettre fin.